20 janvier 2017

Ame...

 

De tout ce qui n'est pas la bonté,

De tout ce qui n'est pas la beauté,

De tout ce qui n'est pas la clarté,

Âme, détourne ton visage.

Ignore tout méchant vouloir,

Ignore tout mauvais savoir,

Ignore tout mauvais présage.

 

Âme, pourquoi soupirer tant ?

Ce corps n'est là que pour un temps,

N'est là que pour très peu d'instants.

Prends bel espoir et bon courage.

Âme en voyage !

Âme qui doit vivre toujours,

Tout ceci n'est que pour une heure,

Incline-toi vers ceux qui pleurent,

Chante au chevet de ceux qui meurent,

Que jamais la crainte ne t'effleure

Et n'aie que des gestes d'amour.

 

Henri Spiess

 

 

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05 septembre 2016

RENDU AU MILIEU DE LA VIE....

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Rendu au milieu de ma vie,
J'ai cherché à savoir ''à quoi ça sert la vie?''
J'ai cherché dans les sports et les voyages,
J'ai cherché dans la politique et les performances,
J'ai cherché dans les religions et les livres,
J'ai cherché dans le travail acharné et le luxe,
J'ai cherché de toutes les façons,
J'ai même cherché des façons de chercher.

Un beau jour, j'ai trouvé sans chercher.
J'avais cherché trop loin, à l'extérieur, dans les autres.
J'avais cherché l'impossible pour m'apercevoir
qu'il n'y avait rien à trouver.
On le possède tous à l'intérieur de nous.

Maintenant que je sais que la vie est faite
de petits et de grands moments présents,
Maintenant que je sais qu'il faut se détacher
pour aimer plus fort,
Maintenant que je sais que le passé ne m'apporte rien,
Maintenant que je sais que le futur me fait parfois
souffrir d'angoisse et d'insécurité,
Maintenant que je sais qu'on n'a pas besoin de voyager
dans l'astral pour être heureux sur cette terre,
Maintenant que je sais que la bonté et la simplicité
sont essentielles et que pour rendre les autres heureux
je dois l'être d'abord,
Maintenant que je sais qu'on peut aider les autres
surtout par l'exemple et le rayonnement,
Maintenant que je sais que l'acceptation est un gage de bonheur
et que la nature est mon meilleur ''Maître'',
Maintenant que je sais: la réponse vient du même endroit que la question,
Maintenant que je sais que je vis,
Alors maintenant je vis tout simplement...

Auteur inconnu

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09 février 2016

Osmose

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Je me suis étendue sur la peau de ma chère planète,

Elle m'a enveloppée d'une aura de bonheur,

J'ai senti en mon corps palpiter ses entrailles

Comme si j'était sa fille et qu'elle était ma mère

Telle une corne de brume qui appele au secours

Une onde de détresse a envahi mon âme

Et j'ai compris alors quel était son martyr,

Notre belle Terre souffrait, voulait qu'on la protège

Peut-être que si le monde écoutait sa complainte

Alors en son sein chaud, nous nous élèverions.

Ghislaine Manquest Fradin

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12 février 2015

Vieillir avec son cœur

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Je vous propose de lire un très beau texte dont je ne connais pas l'auteur...

Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son cœur.
Sans remords, sans regrets, sans regarder l'heure.
Aller de l'avant, arrêter d'avoir peur.
Car, à chaque âge, se rattache un bonheur.
Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son corps.
Le garder sain en dedans, beau en dehors.
Ne jamais abdiquer devant un effort.
L'âge n'a rien à voir avec la mort.
Vieillir en beauté, c'est donner un coup de pouce.
À ceux qui se sentent perdus dans la brousse.
Qui ne croient plus que la vie peut être douce.
Et qu'il y a toujours quelqu'un à la rescousse.
Vieillir en beauté, c'est vieillir positivement.
Ne pas pleurer sur ses souvenirs d'antan.
Être fier d'avoir les cheveux blancs.
Car, pour être heureux, on a encore le temps.
Vieillir en beauté, c'est vieillir avec amour.
Savoir donner sans rien attendre en retour.
Car, où que l'on soit, à l'aube du jour.
Il y a quelqu'un à qui dire bonjour.
Vieillir en beauté, c'est vieillir avec espoir.
Être content de soi en se couchant le soir.
Et lorsque viendra le point de non-recevoir.
Se dire qu'au fond, ce n'est qu'un au revoir.

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19 décembre 2014

Papa Panov


Ma mamé me l'a racontait à chaque noël
          Cette histoire figurait aussi dans un livre reçu à Noël que j'ai eu pendant des années et que j'ai lu et relu tellement de fois...et... recopié au début que j'avais l'ordi, heureusement car depuis le livre a été prêté sans retour  !.
        J'ai eu envie de partager cette histoire, avec vous aujourd'hui :
 
         
C'était la veille de Noël. Il n'était pas encore cinq heures, mais les lumières étaient déjà allumées dans les magasins et les maisons du petit village russe. La courte journée d'hiver se terminait et le soir tombait. Les familles étaient réunies dans les salons et le bruit étouffé des rires et des bavardages passaient à travers les volets clos. Le vieux Papa Panov, cordonnier du village, n'avait guère le temps de lire, mais ce soir-là, il sortit la vieille Bible du placard et relut l'histoire de Noël en suivant les lignes du bout de son index.
      " Oh, mon Dieu ! Comme j'aurais aimé être là ! s'écria Papa Panov. Je lui aurais donné mon lit et j'aurais couvert le bébé de mon plus bel édredon pour qu'il ait bien chaud ! "
          Papa Panov continua sa lecture. Il lut l'histoire des Rois Mages qui vinrent saluer l'enfant et lui apporter de splendides cadeaux. A ce moment-là, Papa Panov soupira.
       " Je n'ai aucun cadeau digne de l'enfant ", pensa-t-il tristement. Puis son visage s'éclaira. Il posa la Bible, se leva et tendit les bras vers une étagère accrochée au mur de sa chambre. Il y prit une petite boîte poussiéreuse et l'ouvrit. A l'intérieur se trouvait une merveilleuse paire de minuscules chaussures de cuir. C'étaient les chaussures les plus parfaites qu'il eût jamais faites.

" Je lui aurais donné ceci ! " décida-t-il. Puis il rangea les chaussures et reprit place dans son grand fauteuil.
         Papa Panov rêva. Il rêva que quelqu'un venait d'entrer dans sa chambre. Il comprit aussitôt que cette personne était Jésus.
          " Tu aurais souhaité me voir, Papa Panov, lui dit doucement Jésus. Eh bien, je vais venir. Attends-moi demain car je te rendrai visite le jour de Noël. Mais guette attentivement parce que je ne te dirai pas qui je suis ". Le rêve se termina sur ces paroles mystérieuses et Papa Panov passa une nuit tranquille. Quand il se réveilla, les cloches carillonnaient et un rayon de lumière passait à travers les volets fermés.
       " Seigneur Dieu ! s'écria Papa Panov. C'est le matin de noël ! "

Il se leva et s'étira car il se sentait un peu engourdi après toute cette nuit passée dans son fauteuil. Puis il se souvint de son mystérieux rêve. Jésus devait lui rendre visite aujourd'hui.
          Mais quand viendrait-il ? Et à quoi ressemblerait-il ?
Papa Panov prépara du café frais pour son déjeuner de Noël. Il ouvrit les volets et regarda à travers la fenêtre. Personne n'était encore levé et la rue était déserte. Papa Panov ne vit que le vieux balayeur qui avait l'air encore plus triste que d'habitude.
         " Ce ne doit pas être drôle de balayer la rue tout seul le matin de Noël " pensa Papa Panov. Il ouvrit grand la porte de sa boutique et frissonna dans le vent froid.
" Venez ici ! cria-t-il gaiement. Je vous invite à boire une tasse de café bien chaud ! "

Le balayeur leva les yeux avec un air étonné. Il était si rare qu'on l'invite qu'il n'en croyait pas ses oreilles. Mais il lâcha vite son balai et se dépêcha d'entrer chez Papa Panov. Il s'installa devant le poêle pour se réchauffer et prit dans ses mains un bol de café fumant. Papa Panov le regardait avec satisfaction, mais de temps à autre, il jetait un coup d'œil par la fenêtre.
      Vous attendez quelqu'un ? " finit par demander le balayeur. Alors Papa Panov lui raconta son rêve. " J'espère que Jésus viendra, lui dit le balayeur. Vous méritez que votre rêve se réalise. Vous avez été bon avec moi en ce matin de Noël ".
         Un peu plus tard, quand le balayeur fut parti, Papa Panov s'installa à la fenêtre. Bientôt, il aperçut une jeune femme qui marchait lentement. Elle portait un paquet dans ses bras et avait l'air très fatiguée. Une petite fille marchait à ses côtés et semblait avoir très faim et froid. Comme elle s'approchait, Papa Panov remarqua que ce n'était pas un paquet, mais un bébé, enveloppé dans une mince couverture. Son visage était rouge de froid et les yeux de la jeune femme étaient si tristes que Papa Panov n'hésita pas.
           " Entrez donc un peu chez moi, lui proposa-t-il en avançant à sa rencontre. Vous avez tous deux besoin d'un peu de repos et d'un bon feu ".

La jeune mère se laissa conduire à l'intérieur et s'assit dans le grand fauteuil. Elle poussa un soupir de bonheur.
          " Je vais faire tiédir un peu de lait pour votre bébé ", lui dit Papa Panov. Il chauffa le lait sur le poêle puis commença à nourrir le bébé qui était enchanté et agitait ses pieds et ses mains. " Il lui faudrait des chaussures " constata Papa Panov en regardant ses pieds nus.

" Je n'ai pas assez d'argent pour lui en acheter, soupira la mère. Je n'ai ni mari, ni travail et je me rends au village voisin pour chercher un emploi..."
     " Essayez-lui ces souliers ", dit-il en les sortant de leur boîte et en les tendant à la jeune femme. Les chaussures étaient justes à la bonne taille. La mère sourit et le bébé poussa des cris de joie. " Vous avez été bon pour nous, dit la femme quand elle se leva pour partir. J'espère que vous serez heureux et que tous vos vœux se réaliseront ".
          Papa Panov hocha la tête d'un air de doute. Il commençait à se demander si son vœu allait vraiment se réaliser. Le temps passait et Jésus n'était toujours pas venu. Peut-être l'avait-il manqué ? Papa Panov regarda anxieusement dans la rue. Elle était pleine de gens, mais c'étaient tous des habitants du village. Il remarqua quelques mendiants et leur offrit un bol de soupe avec du pain frais, puis il ressortit pour guetter l'arrivée de Jésus.
         Mais le soir tomba et bientôt, Papa Panov ferma ses volets et s'assit lourdement dans son fauteuil. Après tout, ce n'était qu'un rêve...Jésus n'étais pas venu...
Mais tout à coup, Papa Panov sentit qu'il n'était plus seul dans la pièce. Cette fois il était sûr de ne pas rêver, car il avait les yeux grands ouverts. D'abord, il eut l'impression de revoir tous les gens qui étaient entrés chez lui ce jour-là. Il revit le balayeur, la jeune femme et son bébé, les mendiants qu'il avait nourris. Et comme ils défilaient devant lui, ils murmuraient :

" Tu ne m'as pas reconnu, Papa Panov ? "
           " Qui êtes-vous ? " cria-t-il stupéfait.
           Une autre voix parla. C'était la voix de son rêve, la voix de Jésus.

" J'avais faim et tu m'as rassasié. J'étais nu et tu m'as vêtu. J'avais froid et tu m'as réchauffé. Je suis venu chez toi aujourd'hui à travers tous ceux que tu as accueillis et aidés. "


Puis le silence revint dans la chambre. On n'entendait plus que le tic-tac de l'horloge, mais la pièce semblait inondée de paix et de lumière. Le cœur du vieux Papa Panov était rempli de joie et de bonheur. 

  
              Il est venu après tout !        murmura-t-il.









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23 novembre 2014

Le porteur de lumière

Un poème, peu connu je pense, mais que je trouve beau .... ::

L’on me nomme univers et l’on me dit obscur

Mais qui vient vers moi rencontre mes étoiles,

Et qui m’envoie ses yeux comme on hisse des voiles

Connaîtra du passé les rêves du futur.

Je sais la terre une île, infantile et enceinte,

Guettant à l’horizon un soleil différent,

Car étant l’univers je suis aussi parent,

Et je sais son désir de se retrouver sainte.

Quand vous me contemplez sachez que je vous vois

Soulever vers mes cieux vos regards pleins d’ivresse,

Et qu’à travers chacun je grandisse sans cesse

Car je serais en vous si vous croyez en moi.

Qui cherche pour changer me trouve au fond de l’âme,

L’on me nomme univers et l’on me dit sans cœur,

Et si je parais noir ainsi qu’un étrangleur

C’est pour mieux éveiller votre désir de flamme.

 

Charles Baudelaire (en1835)

Beaucoup plus terre à terre hélas,  mais ma box me lache et j'en attends une nouvelle !

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18 octobre 2013

La route à suivre

 

Sème quelques cailloux sur la route, je te cherche
Je ne peux pas m'arrêter, je veux te rencontrer
Si tu n'es pas loin de moi, tends-moi une perche
Regarde-moi, est-ce ainsi que tu m'as imaginée ?

Il faut que je garde le nez en l'air pour survivre
Au loin, j'aperçois déjà un immense rocher
Fais-moi un signe, je voudrais pourtant te suivre
Pour un jour près de toi, simplement m'installer.

Je foule cette terre depuis tellement d'années
Il m'arrive d'avoir peur, je sais que tu es là
Ce ne sont pas mes pas, que je veux compter
J'ai une tendresse immense qui émane de moi.

La vaine solitude n'est plus cette compagne
Qui à chaque instant taraude mon cœur
Je foule libre cette immense campagne
J'aimerai plonger enfin dans le bonheur.

Je t'en prie, accorde-moi ta douce présence
Mes sandales sont usées d'avoir tant marché
Comble d'un geste unique la longue absence
Devant toi, le cœur à nu, je serai enfin arrivée.

07/12/2003 Michèle R

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28 janvier 2013

On oublie rien.........

 

Les choses..

Ne redeviennent jamais..

Ce qu'elles ont été.....

On n'oublie rien..

On s'habitue c'est tout..

Le temps passe...

Les gens évoluent...

Bref, tout change...

Certaines choses ne s'effacent pas...

Et d'autres sont dures à effacer..

Certaines personnes arrivent dans nos vies..

Et peuvent tout changer..

Mais d'autres peuvent partir..

Sans raison et peuvent être dur à oublier..

Certaines personnes te quitteront..

Certaines pour te fuir...

D'autres car le temps aura eu raison...

Et pour d'autres ce sera involontaire..

Quelques personnes finiront par revenir...

Mais il y en a qui ne reviendront jamais...

Il y en a que tu voudras retenir...

Il y en a avec qui tu réussiras...

D'autres ne se soucieront même pas de toi..

Mais tu auras au moins essayé.

Certains départs te peineront...

D'autres te laisseront indifférent...

Mais tu verras...

Ceux qui resteront, seront ceux qui en valent la peine.

Mais c'est toujours dur...

De voir les personnes que tu connais...

Devenir des personnes que tu connaissais...

De voir quelqu'un passer a côté de toi sans te parler...

En sachant qu'il a déjà été une grosse partie de ta vie...

De savoir que tu pouvais lui parler pendant des heures...

Et que maintenant tu

Oses à peine le regarder...

En fait c'est dur de voir à quel point les choses...

A quel point les gens peuvent changer...

 

-auteur inconnu-

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15 décembre 2012

Le petit hérisson.

 

hérisson


LE CONTE DU PETIT HÉRISSON QUI NE PIQUAIT PAS DE L'INTÉRIEUR
Il était une fois un jeune hérisson pour qui la vie avait été difficile jusque là. La seule chose pour laquelle il semblait vraiment doué, c'était de se mettre en boule… De nombreuses attaques lui avaient appris à se protéger et il savait se faire tout rond plus vite que n'importe quel hérisson. A force de se faire agresser, il avait d'ailleurs fini par croire que tout le monde lui en voulait. Bien des êtres avaient essayé de s'en approcher et s'en étaient retournés tout meurtris. C'est qu'en plus, il avait aiguisé chacun de ses piquants et prenait même plaisir à attaquer le premier. Sans doute se sentait-il plus important ainsi…
Avec le temps, il était devenu très solitaire. Les autres se méfiaient de lui. Alors il se contentait de rêver à une vie meilleure ailleurs, ne sachant plus comment s'y prendre pour sortir de cette situation d'agression permanente.
Un jour qu'il se promenait toujours seul, non loin d'une habitation, il entendit une étrange conversation entre deux garçonnets.
- " Tu sais , sur le dos il y a plein de piquants, mais mon père dit que le ventre est aussi doux que Caramel, tu sais, ma peluche préférée, disait le plus petit.
- J'aimerais bien voir ça ! - Moi, je sais où il se cache, dit l'autre, sous ces haies. "
" Tiens, se demanda notre ami à quatre pattes , ne seraient-ils pas en train de parler de moi ? "
Ces paroles avaient excité sa curiosité. Était-il possible qu'il soit fait d'autre chose que des piquants ?
Il se cacha dans un coin et regarda son ventre. Il lui sembla faire ce mouvement pour la première fois. Il avait passé tellement de temps à s'occuper des petites épées sur son dos qu'il en avait oublié cette fourrure douce et chaude qui le tapissait en dessous.
" Mais oui, moi aussi je suis doux en dedans, constata-t-il avec étonnement. Doux dedans, doudedan, doudedan " chantonnait-il en sautillant d'une patte sur l'autre. Celles-ci le faisaient rebondir . Tiens, il avait aussi oublié le plaisir de danser. Car les hérissons dansent les soirs de lune, le saviez-vous ?
Tout en dansant, il s'était rapproché des deux garçons. Le plus grand disait à l'autre :
- " Les renards font pipi dessus pour les obliger à s'ouvrir. On pourrait bien en faire autant, comme ça on verrait…
  - Ah non ! dit le plus jeune. Je ne veux pas leur faire de mal. Ils sont très gentils. Il faut en apprivoiser un en lui apportant tous les jours un œuf. Les hérissons adorent les œufs.
- D'accord, mais il faut d'abord en trouver un ! dit son compagnon. "
Le petit animal tendait l'oreille. Cette histoire commençait à beaucoup l'intéresser. Comment ? il existait quelqu'un qui ne lui voulait pas de mal !
Après bien des péripéties que je vous laisse imaginer, et aussi des doutes, des hésitations, des peurs et des envies de fuir, notre ami Doudedan, c'est ainsi qu'il s'appelle lui-même, accepta de se laisser apprivoiser.
Il passa de moins en moins de temps en boule. Chaque jour il s'exerçait à montrer sa fourrure. Du coup elle devenait de plus en plus douce et soyeuse. Et ses piquants à force d'être délaissés finirent par s'émousser et devinrent de moins en moins piquants.
Ah ! Que c'était bon d'avoir des amis… et aussi de se sentir si doux.
A force d'apprendre à être doux, il avait même fini par rencontrer une compagne qui elle aussi avait un ventre très, très doux… et devinez ce qui arriva ?…

Extrait du livre de J.Salomé: "Contes à guérir, contes à grandir"

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