19 janvier 2015

Votre valeur

Un professeur tend un billet de 20 € et demande à ses élèves :
« Qui aimerait avoir ce billet ? » Les mains se lèvent.
Il c...hiffonne ce billet et demande :
« Vous le voulez toujours ? » Les mains se lèvent encore.
Il jette le billet froissé par terre, saute dessus à pieds joints et dit :
« Vous le voulez toujours ? » Et encore, les étudiants lèvent leurs mains.
Il leur dit alors :
"Mes amis, vous venez d'apprendre une leçon !

Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours, car sa valeur n'a pas changé. Il vaut toujours 20 €.
Plusieurs fois dans votre vie, vous serez froissés, rejetés par les gens et les événements. Vous aurez l'impression que vous ne valez plus rien, mais votre valeur n'aura pas changé aux yeux des personnes qui vous aiment vraiment. Même les jours où nous ne sommes pas sous notre meilleur jour, notre valeur reste la même".

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07 janvier 2015

07 Janvier 2015.

Pour ceux qui ont été massacrés....... pour des dessins et leurs libertés d'expression...

 

 

Hebergeur d'image

Que ces petites flammes les guident vers la Lumière........

Ayons une pensée pour leur famille et ... n'ajoutons pas de haine où il va déjà y en avoir tellement....

Nous sommes Charlie

 

 

Gardons-nous des amalgames injustes ...........

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16 décembre 2014

8 conseils à appliquer.

 

 

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1. Fais la paix avec ton passé pour qu’il ne pourrisse pas ton présent et t’empêche de réaliser ton futur tel que tu le veux.

2. Ce que les autres pensent de toi ne te regarde ni ne t’appartient pas donc n’en tiens pas compte.

3. Le temps guérit presque tout : Prends le temps, de temps en temps, pour prendre soin de toi avec patience et bienveillance.

4. Personne n’est la cause ou la raison de ton Bonheur à part toi-même.

5. Ne compare pas ta vie avec celle des autres en pensant qu’elle est peut-être mieux. Tu n’as aucune idée de tout ce qu’ils ont vécu ni vivent actuellement.

6. Arrête de réfléchir tout le temps : Ce n’est pas important de tout savoir ni de tout comprendre. Apprécie simplement la vie et ce qu’elle t’apporte, comme tous ces petits bonheurs…

7. Apprécie le moment présent tel qu’il l’est, avec tous les cadeaux qu’il a pour toi.

8. Remercie pour chaque moment que tu vis et apprécies…

Dominique Jeanneret

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28 novembre 2014

Une bonne prière.

Il est difficile de s'améliorer, et quelquefois vous trouvez
que les résultats ne répondent pas à vos efforts. Mais est-ce
que vous employez bien les méthodes que je vous donne ? Ces
méthodes sont nombreuses, mais aujourd'hui je me contenterai
de vous en rappeler au moins une.

 Adressez-vous au Ciel, et
dites-lui :

« Maintenant, j'ai compris : il n'y a rien à
faire avec ma nature inférieure. Elle est têtue, coriace, je
n'arriverai jamais à la changer. Oui, après tant d'années
perdues, j'ai enfin compris, ô Esprits célestes, que je ne
tirerai rien d'elle : elle est limitée, aveugle, malfaisante.
Alors voilà, pour la remplacer envoyez-moi les entités les plus
pures, les plus parfaites. Que ces entités viennent habiter en
moi, qu'elles me guident, m'instruisent et prennent la
direction de toute ma vie, afin que j'arrive à réaliser vos
desseins, même malgré moi. »

 
Voilà une des meilleures prières qui soient au monde et, si
vous la faites chaque jour sincèrement, vous ne pourrez pas ne
pas en sentir les bons résultats."

 Omraam Mikhaël Aïvanhov

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21 novembre 2014

On peut y réfléchir.......

 

Quelque soit notre âge, il me semble que ces phrases peuvent  résonner en nous 

 

 Un corps t'a été donné. Tu peux l'aimer ou le détester, mais ce sera le tien pour toute la durée de cette vie.

 

Tu vas apprendre des leçons. Tu es inscrit(e) dans une école informelle à plein temps appelée «Vie ».  Chaque jour tu auras l'occasion d'apprendre des leçons dans cette école.  Tu pourras aimer les leçons, ou penser qu'elles sont idiotes ou sans pertinence.

 

Il n'y a pas de fautes, seulement des leçons. La croissance est un processus d'essai et erreur : l'expérimentation.  Les expériences "ratées" font tout autant part du processus que celles qui réussissent.

 

Une leçon sera répétée jusqu'à ce quelle soit apprise. Une leçon te sera présentée sous diverses formes, jusqu'à ce que tu l'apprennes.  Quand tu l'auras apprise, tu pourras passer à la leçon suivante.

 

Apprendre des leçons ne finit jamais. Il n'y a pas de partie de "Vie" qui ne contienne de leçon.  Si tu es en vie, il y a des leçons à apprendre.

 

"Ailleurs" n'est pas meilleur qu' "ici". Quand ton "ailleurs" est devenu "ici", tu obtiens à nouveau un autre "ailleurs" qui a son tour te semblera meilleur qu' "ici".

 

Les autres sont essentiellement des miroirs de toi-même. Tu ne peux aimer ou détester quelque chose chez autrui que si ce quelque chose reflète une chose que tu aimes ou que tu détestes en toi.

 

Ce que tu fais de ta "Vie" dépend de toi. Tu as tous les outils, toutes les ressources dont tu as besoin. Ce que tu en fais dépend de toi. Le choix t'appartient.

 

Tes réponses sont en toi. Les réponses aux questions de la "Vie" sont en toi. Tout ce qu'il te faut, c'est regarder, écouter et faire confiance.

 

À mesure que tu t'ouvres à cette confiance, tu te souviendras de plus en plus de tout ceci.

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13 novembre 2014

Pensée

Sans raison apparente vous pouvez vous sentir soudain rempli
d’amour et de lumière, et puis quelques moments après, tout
aussi inexplicablement, vous pouvez avoir l’impression
d’être dépossédé et plongé dans les ténèbres.

Vous direz :

« Mais c’est parce que la sensation précédente
était une illusion ! »

Non, c’était une réalité, mais
d’une autre nature, une réalité que vous n’avez pas
suffisamment su apprécier pour faire l’effort de la conserver.
C’est ensuite que vous êtes dans l’illusion en pensant que
vous êtes seul, abandonné dans l’obscurité.
L’être humain n’a que très peu de pouvoir sur le monde
extérieur, c’est entendu, mais sur son monde intérieur il est
tout-puissant. Et puisque votre monde intérieur est aussi vaste
que l’univers, visitez-le, explorez-le, vous comprendrez alors
que vous n’êtes jamais seul et que vous possédez de grandes
richesses, parce que vous êtes des héritiers du Père céleste
et de la Mère divine, la Nature."

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov

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12 novembre 2014

À y réfléchir !

     La joie, l’amour, la santé, l’abondance, la concorde, la paix, le bonheur sont de ce monde. Vous qui souffrez, vous qui vous débattez dans les difficultés quotidiennes et qui vivez dans la terreur de l’avenir, ne voyez pas dans cette affirmation une insulte à vos malheurs : mon but est de vous aider à découvrir en vous-même la source de tous les biens.
      Comme tout au monde, comme la force électrique, comme la pesanteur, comme le son, le bonheur est, et il a ses lois. Ces lois, nous passons notre vie à les enfreindre et nous nions le bonheur avec une apparence de raison puisque dans ces conditions il est nous est effectivement impossible d’etre heureux.
Voici la loi essentielle : la pensée crée - la parole crée.
La pensée, la parole, la lumière, de même que le son, forment des vibrations toutes puissantes. Pensez joie, amour, santé, abondance, paix et non seulement il émanera de vous des ondes bienfaisantes, mais vous vous attirerez tout ce qui conforme à ce radieux programme. Par contre, entretenez des idées de maladie, de découragement, répétez plusieurs fois par jour : « je n’ai pas de chance…personne ne m’aime…je ne sortirai jamais de mes difficultés… » et non seulement vous construirez une muraille entre le bonheur, la réussite, et vous, mais vous attirerez les calamités comme le paratonnerre attire la foudre.”

 

Application : remarquez combien de fois dans la journée vous niez en pensée et en paroles ce que pourtant vous désirez le plus au monde; vous aurez la surprise de constater que vous assenez, parfois plusieurs fois par minute, le coup de massue de la négation à votre espoir.

 

Extrait du “Livre du bonheur” de Marcelle Auclair

 

 Désolée d'être sipeu présente, celles qui connaissent mon autre blog savent !

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04 novembre 2014

Le pardon est essentiel pour l'évolution


Pourriez-vous nous parler un petit peu du pardon ?

« Le pardon est nécessaire à l'évolution. Comme tu le dis, le pardon, tout comme l'Amour d'ailleurs, a plusieurs facettes, mais le pardon le plus important est celui que vous donnez à vous-mêmes car il annihile toute culpabilité.

Parfois, les êtres humains vivent des expériences plus ou moins faciles qui les culpabilisent. Avant de pardonner aux autres, pardonnez-vous à vous-mêmes, car quoi que vous fassiez cela fait partie de votre plan de vie, cela fait partie de ce que vous avez choisi avant de venir sur ce monde !

Vous ne pourrez jamais évoluer spirituellement si vous n'appliquez pas le pardon ! Le pardon est essentiel ! Vous ne pourrez jamais connaître certaines facettes de l'Amour si vous n'appliquez pas le pardon, d'abord le pardon à vous-mêmes, ensuite le pardon aux autres.

Le pardon est parfois un peu difficile à cerner, car globalement vous avez l'impression que vous avez pardonné, mais au niveau subtil, au plus profond de vous-mêmes, nous dirons même dans votre inconscient, le pardon n'est parfois pas total.

Pourquoi ? Parce que votre ego vous trompe et vous dit : « bien sûr que tu as pardonné et que tu t'es pardonné ! » Mais lorsque vous vous remémorez certains moments de votre vie qui ont pu vous faire souffrir, et si vous en ressentez encore une souffrance, même très légère, c'est que le pardon n'a pas été total !

Le pardon doit se faire ainsi : lorsque vous avez été en dualité ou en souffrance avec quelqu'un, il faut simplement dire : « je pardonne totalement à cette personne pour la souffrance qu'elle m'a involontairement occasionnée. Qu'elle me pardonne également pour toutes les souffrances que j'ai pu lui créer involontairement, et que nous soyons dans la paix, dans la sérénité et dans l'Amour. »

Il ne faut pas le faire qu'une seule fois !Ce genre de pardon doit se faire jusqu'à ce que tout soit libéré en vous. Un jour, vous sentirez que tout est libéré en vous, car si vous rencontrez cette personne et que vous la voyez avec d'autres yeux, ceux de la fraternité, si vous êtes même dans la joie de la rencontrer, c'est que le pardon est total.

Pour qu'un travail sur le pardon puisse s'accomplir, il faut parfois des semaines, des mois. Cela ne demande pas de vous investir longtemps, il suffit de quelques minutes, mais il faut le faire souvent lors de vos méditations, lorsque vous sentez qu'il y a encore des difficultés relationnelles.

Enfants de la Terre, le pardon est essentiel pour l'évolution, pour votre propre évolution, pour l'harmonie et l'Amour ! »

Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes :
qu'il ne soit pas coupé
qu'il n'y ait aucune modification de contenu
que vous fassiez référence à notre site http://ducielalaterre.org
que vous mentionniez le nom de Monique Mathieu

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29 octobre 2014

À méditer

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Il est tellement important de laisser certaines choses disparaître. 

                                                    De s'en défaire, de s'en libérer.

        Il faut comprendre que personne ne joue avec des cartes truquées.  

 

 Parfois, on gagne, parfois on perd. N'attendez pas que l'on vous rende

      quelque chose, n'attendez pas que l'on comprenne votre amour.  

Vous devez clore des cycles, non par fierté, par orgueil ou par incapacité

mais simplement parce que ce qui précède n'a plus sa place dans votre vie. 

 

           Cessez d'être ce que vous étiez et devenez ce que vous êtes." 

~~ Paulo Coelho ~~

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25 octobre 2014

"Comment prêcher la compassion et tuer pour manger ?"

 Peut-être un peu long mais digne d'intérêt, du moins à mon avis ! 

Matthieu Ricard : "Comment prêcher la compassion et tuer pour manger ?"

PROPOS RECUEILLIS PAR ELISABETH MARSHALL

 

Souvenez- vous, qu'il n'y a aucun jugement dans ce genre de propos.

Chacun est libre d'expérimenter ce dont il  a envie . Il s'agit juste d'une prise de conscience  qui, peu- à- peu fait son chemin , surtout dans la compréhenson de la souffrance des animaux. ;Devons nous nous voiler la face  en disant je ne veux pas savoir , où affronter la réalité.

 

© Bruno Levy pour La Vie
© Bruno Levy pour La Vie

Végétarien depuis 47 ans, le moine engagé Matthieu Ricard lance un plaidoyer pour la cause animale. Au nom de la compassion pour tous les êtres, comme le professe le bouddhisme. Un dossier en partenariat avec l'émission La Quotidienne de France 5.

Son pavé sur l'altruisme a fait, voici un an, un tabac. Cette fois, le moine et scientifique qui arpente la planète pour défendre les droits de l'humain, prend fait et  cause pour l'animal. Dans son dernier livre, Plaidoyer pour les animaux (Allary Editions), il part en guerre contre l'abattage industriel, dénonce la "tuerie de masse" et les souffrances infligées aux animaux. Avec des chiffres éloquents, il interroge notre comportement, nous qui choyions nos chats et nos chiens mais dont la compassion s'arrête... au bord de l'assiette. Rencontre, dans une cuisine (végétarienne !) bruxelloise, avec un contemplatif réaliste qui met le doigt sur nos contradictions.

 

L'homme altruiste que vous êtes se présente cette fois comme l'ami des animaux ?

Il ne s'agit pas tant d'aimer les animaux mais de reconnaitre notre interdépendance avec ces êtres sensibles qu'on fait souffrir. 60 milliards d'animaux terrestres sont tués chaque année.On transforme l'animal en objet de consommation, en machine à faire des saucisses et tout le monde y perd, eux d'abord mais nous aussi. On y laisse notre conscience morale, notre santé et notre avenir environnemental. Nous avons énormément progressé dans les droits de l'homme alors que nous réduisons les animaux à leur valeur marchande ou utilitaire. On ne respecte pas le fait qu'ils puissent souffrir et méritent d'être en vie. Il ne s'agit pas d'humaniser l'animal mais d'étendre notre bienveillance à tous. Quand je vois qu'un oiseau comme la barge rousse vole sur 10000 km en se guidant avec les étoiles et que moi, je me perds dans les rues à Paris, je constate qu'elle a des qualités que je n'aies pas. Nous ne sommes qu'une espèce parmi un million six cent mille, alors un peu de modestie !

Le premier homme n'était pas un mangeur de viande. Vous situez le retournement de la relation de l'homme à l'animal avec le passage du chasseur cueilleur à l'éleveur

Les australopithèques étaient à 83% végétariens. La viande a longtemps été presque un luxe, un appoint rare, lorsque le chasseur par exemple trouvait un animal mort. Il y eut ensuite une longue période carnivore avec l'homme de Neandertal. Enfin, il y a 12 000 ans, avec la sédentarisation, on assiste à un essor de l'agriculture et de l'élevage. On domestique peu à peu le loup, le cheval, la chèvre, puis le chat en Egypte il y a 3000 ou 4000 ans et ce passage aux animaux d'élevage change le rapport de l'homme à l'animal. Ce qui est intéressant, c'est qu'au même moment, chez les Sumériens, on note l'apparition de l'esclavage humain ! L'idée est instituée qu'on va pouvoir désormais utiliser d'autres êtres vivants à notre profit. C'est un même processus de dévalorisation de l'autre.

Ce qui n'est pas le cas dans les sociétés dites primitives ?

Non. Pour l'homme préhistorique, comme de nos jours pour des sociétés de chasseurs cueilleurs comme il en subsiste encore en Amazonie, l'animal est différent mais pas inférieur. Il est même parfois l'incarnation d'un esprit que l'on redoute ou l'on vénère pour sa force supérieure. Même nos meilleurs sportifs, rappelons-le, ne nagent qu'à la vitesse d'une carpe et ne courent qu'à l'allure d'un chat... Alors, pour préserver leur équilibre moral et mental, les sociétés qui ont domestiqué et fait souffrir l'animal ont éprouvé, du même coup, le besoin de le dévaloriser pour justifier leur comportement. En le déclarant inférieur et sans sensibilité, on peut s'en nourrir en toute tranquillité.

Vous êtes sévère avec les penseurs grecs et chrétiens qui ne voient rien de répréhensibles à faire souffrir les animaux ?

La plupart des religions monothéistes regardent l'animal comme un bien créé pour la consommation ou du moins l'usage de l'homme : ne pas le manger serait négliger le don que Dieu nous a fait. Et ceux qui ne le mangent pas, le font pour des raisons de frugalité, de pénitence ou d'interdit face à la chair de l'être impur. Il y a des exceptions cependant, des voix de compassion dans toute l'histoire : dans le christianisme, Saint Jean Chrysostome ou Saint François d'Assise ou, dans la Grèce antique, Ovide ou Plutarque, grand avocat du végétarisme. Théodore Monot rapporte aussi cette histoire d'un maître soufi marocain (une exception dans l'islam) qui, pendant qu'il enseignait, vit un oiseau tombé du nid et demanda à ses disciples de relever celui qu'il présenta comme l'un de ses "semblables". Un mot que n'auraient jamais employé bien des humanistes. Enfin, n'oublions pas les 450 millions d'Indiens végétariens, la communauté la plus importante au monde avec ces champions que sont les Jaïns, strictement respectueux de toute vie. C'est l'Inde qui a fait découvrir, au XVIIème siècle aux voyageurs européens, une civilisation respectueuse des animaux.

Et dans le bouddhisme, au nom de quelle éthique refuser la viande ?

Par pure compassion. On ne peut pas se nourrir de la souffrance et de la mort d'êtres sensibles. Un soutra dit  : "Manger de la viande détruit la grande compassion". Avec quelques nuances cependant : dans le bouddhisme du petit véhicule (Théravâda),  le moine ne doit pas manger un animal qu'il a tué lui-même ou qui a été tué à son intention, alors que dans le Grand véhicule (Mahayana), on fait vraiment voeu de compassion : il n'est pas question de faire de notre corps un cimetière. Tous les moines chinois sont ainsi strictement végétariens. Au Tibet, à l'époque ancienne sans route ni communication, vous n'aviez du lait et du yaourt que trois mois de l'année et le reste du temps de la farine d'orge, du beurre et de la viande séchée : être végétarien dans ces conditions était une vraie ascèse ! Aujourd'hui, les monastères tibétains en Inde n'introduisent plus de viande dans leurs cuisines. Dans le monastère de 600 moines où je vis au Népal, le végétarisme n'est pas une obligation stricte mais on n'achète ni ne cuit de viande afin de ne pas alimenter le marché de l'offre et de la demande. La moitié des moines sont devenus végétariens.

C'est votre choix personnel ?

Depuis 47 ans ! Mes maîtres spirituels l'étaient et pour moi c'est une évidence car comment prêcher la compassion et tuer pour manger ? Les études scientifiques nous rejoignent aujourd'hui montrant que manger de la viande n'est pas un besoin.Même des champions olympiques comme le coureur Carl Lewis se passent de viande. L'idée qu'on a besoin de protéines animales pour survivre est fausse. Et je constate un essor du végétarisme chez les jeunes qui se mobilisent pour la question environnementale. Manger moins de viande n'est pas seulement moral, mais c'est un moyen de rester en bonne santé et de ralentir le changement climatique. Sans que s'impose le 100% végétarien, la tendance va vers cette prise de conscience. C'est ce que j'appelle un progrès de civilisation. Il y a encore 300 ans, on torturait l'homme sur la place publique, on allait voir une exécution le dimanche comme on va voir aujourd'hui un match de foot. Il y a eu une évolution incroyable vers l'empathie et le respect de l'autre et elle va continuer. Aux Etats-Unis, pays de cow boys et de chasseurs, il n'y a que 4% de végétariens mais parmi les étudiants d'université, le chiffre monte à 20%.En France, les végétariens sont désormais aussi nombreux que les chasseurs.

La notion d'"être sensible" devrait bientôt entrer dans notre code civil ?

La plupart des pays européens ont intégré cette notion dans leur loi. On reconnait par là qu'il est scientifiquement prouvé que les animaux ressentent la douleur. Pour les Finlandais, les animaux ont même une conscience ! En France, le 14 avril dernier, la commission des lois de l'Assemblée nationale a reconnu aux animaux le statut d'"êtres vivants doués de sensibilité", et ce en conformité avec l'opinion majoritaire des Français. Mais il n'y a pas encore de décret d'application, le processus étant bloqué par ses opposants... Je suis frappée par l'incohérence morale de notre société sur cette question des animaux !

On ne peut ignorer, écrivez-vous, le rapport entre la souffrance du veau et la côtelette ?

Il y a en effet comme une skyzophrénie. Si seuls 14% des Français affirment leur désaccord avec l'élevage pour la viande, 65% seraient dérangés d'assister à l'abattage. On cache les abattoirs ! Jamais le film Terriens, qui montre les conditions de l'abattage industriel de la viande, n'a pu passer à la télévision. On ne veut pas choquer les plus jeunes par cette réalité "dérangeante". On constate, par ailleurs, que  50% des enfants de classes moyennes à Chicago ne font pas le lien entre le steak du hamburger et l'animal réel. D'où vient le steak ? Des supermarchés ! Et avant ? De l'usine ! Et lorsqu'on leur apprend qu'il s'agit d'un animal, ils n'y croient pas. C'est un fameux paradoxe qu'une société où on vénère ses animaux de compagnie et où la compassion s'arrête au bord de l'assiette. L'an dernier, on a beaucoup médiatisé le geste inhumain de cet homme qui a été filmé jetant un chat contre un mur. Tout le monde s'est mobilisé, l'homme a été condamné, le chat sauvé, c'est bien ! Mais qui s'est ému que, le même jour, 500 000 animaux – parfois jusqu'à 1000 porcs à l'heure ! – aient été abattus dans des conditions épouvantables ?

Ne peut-il y avoir un façon éthique de faire de l'élevage pour la viande ?

Bien sûr, la vache qui paisse avec son veau dans un pré en Dordogne, c'est mille fois mieux que celle qu'on a isolé dans un box ou que ces truies enfermées dans des cages de barreaux d'acier pour ne pas écraser leurs vingt-cinq porcelets. Mais cela ne change pas le fait qu'on élève Blanchette ou Roussette pour les tuer. C'est un moindre mal....

N'est-il pas plus urgent, peut-on encore vous objecter, de se mobiliser pour les droits de l'homme ?

Ceux qui avancent cet argument ne se mobilisent souvent ni pour les uns, ni pour les autres !

Je suis engagé dans 140 projets humanitaires et m'occuper des animaux ne m'a pas ralenti une seconde. C'est d'ailleurs intéressant de voir que, dans l'histoire, ceux qui ont milité pour les droits de l'homme ont aussi lutté pour les droits des animaux. Sait-on que Tolstoï, Shelley ou Théodore Monod était des végétariens convaincus, défenseurs de la cause animale ? Il n'y a pas de barrière pour la compassion !

On ne peut pas obliger quelqu'un à être bon, mais qui pourrait contester que c'est la plus noble expression de la nature humaine ? 

     

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